mise à jour le 13/08/05 |
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version 1.0
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Il y a près de deux siècles que le pasteur écossais Robert Stirling déposait le brevet de son moteur à air chaud.
Détrôné par la machine à vapeur, et les moteurs à combustion interne, il n’eut pas le succès escompté, malgré son bon rendement et sa faculté à utiliser n’importe quel carburant.
Mais la plus étonnante
de ses caractéristiques est de fonctionner à partir de sources
d’énergie considérées comme inexploitables : par exemple
les sources thermales, qui, bien qu’apportant plusieurs dizaines de milliers
de Kcal par heure des profondeurs de la terre, sont parfaitement incapables
de faire cuire un oeuf à la coque ou un bol de riz ...
Le moteur Stirling peut, sans problème, extraire l’énergie contenue
dans un peu d’eau chaude, comme le montre le petit bricolage ci-contre.
(si vous vous demandez
comment ça fonctionne, le plus simple est de vous rendre sur l’excellent
site de Pierre Gras , et sur
le non moins excellent site de
Christian Couderc , où vous trouverez des explications précises
et des liens intéressants.)
Ce modèle réduit posé sur une de tasse d’eau bouillante
(attention, ça brûle ! ) et refroidi par un cube de glace, peut
tourner pendant environ 35 minutes. La vitesse de rotation varie de 170 t/min
à 25 t/min en fin de fonctionnement. La différence de température
entre la face chaude et la face froide étant alors d’environ 22°C.
La puissance mécanique développée est très faible, et juste suffisante pour compenser les pertes par frottements. Des mesures pratiquées avec des méthodes différentes, mais donnant à peu près les mêmes résultats, permettent d’estimer à 1 mW (!) la puissance excédentaire fournie par ce dispositif. En admettant que l’on convertisse cette énergie mécanique en énergie électrique avec un rendement proche de 1, et que l’on puisse la stocker sans perte pendant 1 mois, on pourrait alors alimenter une ampoule électrique basse consommation de 20W pendant 2 minutes (!), ou monter un poids d’1 kgf à 240 m de haut - si mes calculs sont bons ...;o)
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Description
générale :
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Détails
:
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vue
de droite
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vue
de face
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tête
de bielle moteur
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bielle/manivelle
moteur
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vue
de dessus
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glissière
du déplaceur
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piston
moteur
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Matériaux
(essentiellement de récupération) :
- cylindre : boîte en aluminium, Ø 95 mini, dont on ne conservera
que le couvercle et le fond (dans cet exemple une boîte de crème
Nivea ...;o)
- les flancs transparents proviennent d’une bouteilles de soda de 1,5 l
- bac à glaçons (non indispensable) : morceau de tube ou de
boite en alu
- déplaceur (piston à l’intérieur du cylindre) : morceau
de dalle pour plafond en polystyrène expansé (env 10 mm d’épaisseur)
- cylindre moteur : emballage de pellicule 24 x 36 (translucide)
- piston moteur : un morceau de gant jetable en vinyle
- portique : profilé plastique 10 x10 x 1
- bielles, axes, vilebrequin : corde à piano Ø 0,8
- palier, glissière et coulisseau de réglage : tube laiton Ø
int 2,5
- divers : visserie, rondelles, perles de verre Ø ext env. 2,3 - Ø
int env. 0,9 // colles cyanoacrylate & thermique, mastic silicone
- et pour le volant d’inertie : impérativement un CD original d’AOL
"50 heures d’essais gratuits" non, je plaisante, n’importe
quel CD peut convenir - choisissez-en un bien coloré, c’est plus joli ...
;o)
| Plans : | |
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plan
échelle 1
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plan
échelle 2
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- le déplaceur, le piston et la membrane, sont représentés ici sous forme de coupes brisées, montrant une moitié en position haute et l’autre en position basse ! - la méthode de fabrication est identique à celle du Stirling solaire décrite en détails dans cette page -ce petit bricolage ne pose aucun problème particulier, et les dimensions données n’ont rien de critique. Pour des raisons pratiques, longueur des guidages et des paliers, il n’est pas conseillé de réduire la taille de cette maquette. Inversement, vous pouvez par exemple augmenter le diamètre du cylindre, ce qui sera tout bénéfice - il est particulièrement conseillé de bien soigner l’étanchéité pour que ce modèle fonctionne avec de faibles différences de température, et de bien lubrifier les paliers et les guidages avec une huile assez fluide (éventuellement à base de téflon). L’huile a en effet une triple fonction : diminuer les frottements, assurer l’étanchéité, empêcher la corrosion des pièces soumises éventuellement à la condensation |
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nota : si on le souhaite, on peut se procurer sur Internet des moteurs terminés pour un prix allant de $99 et $359, et rêver en découvrant le prototype étudié pour la NASA qui pourrait bien dépasser les $100.000 ... |
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Bon
bricolage ...
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