Annexe


Pendant la réalisation matérielle de cet ouvrage, certains éléments nouveaux, intéressants dans le domaine de la Photologie Forestière, sont intervenus, et il paraît utile de les signaler sommairement :

Les appareils donnant directement l'image du couvert (page 29)

M. BECKER, Ingénieur de recherches au C.N.R.F. a mis au point un procédé photographique original (emploi de l'objectif " fish eye"), qui donne très rapidement, d'une manière approchée, le pourcentage de lumière transmis sous les différents couverts. L'intérêt de cette méthode est qu'elle corrige, automatiquement, l'affaiblissement du rayonnement solaire en fonction de la hauteur du soleil sur l'horizon, et qu'elle fait intervenir à la fois le rayonnement solaire direct, et le rayonnement diffusé, d'une façon un peu analogue à celle exposée plus haut dans l'étude des méthodes théoriques.

Développement des peuplements en fonction du rayonnement naturel absorbé (voir page 118)

En partant des courbes reliant l'intensité de la photosynthèse à l'éclairement reçu par les appareils foliacés (voir, par exemple, la fig. 50), et en imaginant divers " modèles " de peuplements à 1, 2 ... n étages, il est possible de déterminer la " production potentielle " (toutes autres conditions favorables étant supposées remplies) de futaies à un ou à plusieurs étages d'appareils foliacés. Par exemple, pour le hêtre commun, on peut calculer qu'une futaie à un seul étage de feuilles (type très théorique) peut élaborer une " biomasse " globale de 12,6 tonnes de matières sèches, par hectare et par an, pour une absorption d'énergie lumineuse presque totale. Dans les mêmes conditions, une futaie à 6 étages de feuilles peut élaborer 18,7 tonnes de matières sèches par hectare et par an. Il apparaît ainsi que, conformément à ce qui a été trouvé pour la production des cultures agricoles (P. CHARTIER - 1967 à 1970), l'absorption discrète et progressive d'une certaine quantité d'énergie lumineuse est plus efficace, pour la production ligneuse, que l'absorption massive et très localisée de la même quantité d'énergie.