Chargement et exposition de la plaque
 

 

Chargement de la plaque

Il faut se rappeler que pendant l’exposition, tout déplacement relatif de la plaque ne serait-ce que d’une fraction de micron, peut ruiner tous vos efforts... La dilatation thermique causée par la manipulation de la plaque est de cet ordre de grandeur, et pour cette raison, (et d'autres : traces de doigts, etc.), il est important de saisir la plaque uniquement par la tranche - attention, certaines sont coupantes !

Toujours à cause de la dilatation, il est conseillé, entre deux manipulations, d’entreposer les plaques sur la table isolante ou à proximité immédiate, afin qu’elles soient a la même température que le reste du dispositif.

Les plaques BB-640 sont protégées par une triple boîte en carton et par une pochette en plastique noir étanche à la lumière. Cette boite ne doit être ouverte, bien sûr, que dans la chambre noire, sous éclairage inactinique.

Sur l’un des cotés de la pochette est inscrit "Emulsion Side". On peut en principe s’y fier, mais comme il est impossible de repérer visuellement le coté de l’émulsion, une des solutions est d'utiliser la pointe d’une épingle. En grattant la plaque (dans un coin, pas au milieu...;o)), l’aiguille accrochera nettement le côté gélatine, alors qu’elle glissera librement sur le verre.

remarques :

- sur cette image de synthèse, le faisceau lumineux est représenté comme ayant une section circulaire. Cela est vrai si l'on remonte l'embout (d), sans optique, sur le corps du pointeur (a), figure 5 de la page consacrée à la préparation du pointeur laser. On pourra alors observer sur les bords une série de franges de diffraction que n'aurait pas désavouées Fresnel ; profitez-en pour refaire ses premières expériences en plaçant simplement un fil de cuivre de 0,3 mm de diamètre, à 2 cm devant le pointeur, et en examinant son ombre portée.

- si l'on ne remonte pas l'embout (d), la plage lumineuse se présentera plutôt sous la forme d'un rectangle horizontal allongé de rapport h/l = 1/3 à 1/4.

Pourquoi faut-il repérer le coté "émulsion" ?

- d'abord, pour obtenir un hologramme clair, il est conseillé de placer l'émulsion du côté de l’objet. Plus tard, le verre sera face aux observateurs et protégera le motif d'interférence inscrit dans la gélatine qui, même sèche, demeure relativement fragile.

- ensuite, pour éviter les rayures, tout le traitement chimique se fera coté émulsion vers le haut.

Donc en tenant la plaque par les bords, on vient la mettre en appui contre les deux aimants collés en position sur la table isolante, et on la pince avec les deux autres aimants.

 

Exposition

Après avoir positionné la plaque photosensible, on a droit à un peu de repos, et pour cela on aura pris la précaution d'installer un fauteuil confortable à proximité du dispositif...;o)

Tranquillement assis, il faut maintenant attendre 10 minutes que l’ensemble se stabilise en température. Cette immobilité forcée va permettre également aux masses d'air remuées de s'immobiliser.

Je sais, c'est tentant de se dire, au bout de deux à trois minutes, qu'après tout ce doit être suffisant et que l'on peut procéder à l'exposition ! C'est exactement comme cela que l'on gaspille une plaque et que l'on perd son temps.

Donc, après ces dix minutes, on saisit doucement l’obturateur en carton entre le pouce et l'index, et on le soulève lentement de quelques millimètres, sans autoriser encore le passage du flux lumineux. On attend comme cela une quinzaine de seconde que des vibrations éventuelles s'estompent, puis enfin on l'enlève complètement pour libérer le passage de la lumière.

Soit l'on égraine mentalement les secondes (en comptant : "et un, et deux, et trois,..."), soit on jette un oeil sur le cadran de sa montre à aiguilles, si la luminosité ambiante le permet..

Le temps d’exposition étant écoulé, on replace l’obturateur.

On peut alors, toujours sous éclairage inactinique, dégager la plaque photosensible (par les bords), et en ayant toujours en mémoire le côté où se trouve la gélatine, débuter le développement.