Équipement complémentaire
 

 

Ne pas oublier les éléments suivants qui ont aussi leur importance...

 

le luxmètre

Comme en photographie N&B, pour déterminer le temps d'exposition, il faut connaître la quantité d'énergie que reçoit la surface photosensible.

Dans ce cas précis, elle est éclairée à la fois par le faisceau de référence provenant du pointeur laser et par la lumière réfléchie par l'objet. Pour obtenir un hologramme correct, le rapport se situe entre 2/1 et 5/1. Ce facteur est aussi déterminant que l'intensité de l'éclairement global. En théorie, il y a donc deux mesures à effectuer, le temps d'exposition étant calculé à partir de la somme des deux mesures. En pratique, il suffit de mesurer l'intensité du faisceau incident qui est prédominant.

 

Bien que non indispensable, il vaut mieux prévoir l'utilisation (éventuellement la fabrication *), d'un luxmètre relativement sensible (0 à 1000 lux par exemple), et équipé d'une sonde de petite taille afin de mesurer la quantité de lumière réfléchie par l’objet sans le masquer. Ce petit investissement sera vite amorti par les économies de plaques et produits chimiques que l'on ferra par la suite...

En utilisant les plaques BB-640, j'obtiens des résultats corrects avec un éclairement incident de 500 lux à 650 nm et un temps d'exposition de 10 s. En éloignant un peu le laser, l'éclairement moyen tombera par exemple à 200 lux, et le temps d'exposition sera de 500/200*10 = 25 sec.

(*) ce luxmètre, bricolé il a quelques années (déjà), est constitué d'une petite puce électronique (capteur d'environ 1 mm2) qui convertit linéairement l'intensité lumineuse en courant électrique et d'un millivoltmètre digital (ici, sous un éclairement de 85 lux). J'ai perdu les références des composants, mais vous trouverez sûrement (encore chez Conrad), l'équivalent. Par ex : un voltmètre digital (200 mV) réf. 0106 941-15 à 79,00 F associé à un convertisseur lumière / tension réf. 0163 970-15 à 21,80 F devrait vous rendre les mêmes services. Prudence tout de même, n'ayant pas testé cet assemblage, je n'en garantis pas le fonctionnement ...;o) D'autre part, les cellules photoélectriques n’ayant pas toutes la même courbe de sensibilité spectrale, vous devrez probablement faire quelques essais préalables avec votre matériel afin de l'étalonner plus précisément.

 

la source d'éclairage inactinique

Les plaques destinées à l'holographie étant surtout sensibles à la couleur rouge, elles ne seront pas impressionnées par un éclairage modéré de couleur verte :

- une solution économique consiste à utiliser des LED vertes montées en série avec une petite résistance de protection. Par exemple : 5 LED en série avec une résistance de 5,6 ohms sur une pile de 9 volts assureront un éclairage faible, mais suffisant, pour réaliser le développement.

- il existe chez Conrad un voyant composé de 15 LED vertes (A), réf. 0149 268-15 à 75,90 F, qui s’alimente sur une pile 9 volts (contrairement à ce que pourrait laisser penser l'illustration...;o), et qui procure une luminosité un peu plus importante.

- plus efficace pour éclairer la pièce où vous réaliserez l'exposition cette veilleuse verte (B) électroluminescente réf. 0620 005-12 à 35,00F, toujours chez Conrad. Elle génère un éclairage inactinique confortable, sans effet notable sur les plaques photosensibles pendant la durée d'installation sur la table isolante, la période de stabilisation thermique et l'exposition.

- pour le labo où l'on a besoin d'encore plus de luminosité pour faciliter les manipulations et contrôler l'évolution du traitement, j'ai trouvé à l'Arcade du Composant (03 26 51 92 78), une veilleuse constituée d'un tube néon (C) réf. 77-1726 à 39,00 F, qui fournit une lumière verte inactinique abondante.

Ces deux dernières veilleuses se branchent directement sur le 220 V, et peuvent s'accrocher en hauteur dans un coin de la pièce.

 

 

la chambre noire

Pour exposer la plaque photosensible et la développer, il faut bien sûr une pièce dans laquelle on pourra réaliser une obscurité parfaite.

Cette pièce peut être la même pour les deux opérations, mais il est possible aussi de réaliser l’exposition à un endroit, et de transporter la plaque exposée (à l’abri de la lumière) dans un autre endroit pour la développer.

- pour l’exposition, une des conditions indispensables est un sol très stable, par exemple du carrelage posé sur une dalle en béton ; pensez aussi à prévoir un minimum d'espace pour évoluer autour du dispositif.

- pour le développement, une salle de bain se révèle bien pratique pour l'eau courante, et est sûrement mieux que la cuisine où l'on risque toujours de mélanger les produits chimiques avec la nourriture... :-(

 

le sujet à holographier

J'ai pris ici comme exemple une montre de gousset, mais tout autre objet présentant les mêmes caractéristiques peut convenir. Ce pourrait être par exemple une grosse pièce de monnaie ou une médaille de 30 à 50 mm de diamètre, dans le cas où l'on utilise des plaques de 6 cm x 6 cm.

L'important c'est que l'objet soit assez rigide, de couleur claire, si possible d’aspect brillant ou métallique, et présentant un contraste élevé.

Du fait des caractéristiques optiques assez modestes d'un pointeur laser (stabilité et longueur de cohérence), il est important que l'objet présente une surface relativement plane de façon à pouvoir le placer le plus près possible de la plaque photosensible, (sans la toucher toutefois...).

 

les plaques photosensibles

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le kit de développement

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